Budget CCAS Tarbes

Publié le par Tarbes Citoyenne

Les éléments budgétaires 2016 du CCAS.

Le débat de la commission puis du Conseil d'Administration ont mis en lumière quelques éléments qui ne sont pas explicités sur le document budgétaire.

1- Dans le budget 2016 est prévue la rénovation de la crèche Jean Jacques Rousseau, mais elle est dans la section investissement du budget général.

Il y a aujourd hui sur Tarbes une petite dizaine d'enfants qui sont en crèche et ont plus de 2 ans et moins de 3 ans. Comme ils ne peuvent pas en l'état actuel être scolarisés, la municipalité propose de monter un jardin d'éveil: de restaurer pour cela le logement de concierge d Anatole France, inoccupé (depuis le non remplacement des concierges des écoles tarbaises).
Je suis intervenue sur le fait qu'il fallait à minima un débat entre la mairie et les enseignants de l'école car cela pouvait poser un problème sur le fond ( scolarisation à 2 ans revendiquée par la FSU, débat sur la notion même de jardin d'éveil, besoin de concertation avec les acteurs de l'école..) A suivre et à accompagner aussi.

2/ Sur participation du Conseil Départemental 65 sur la politique de la ville ( donc ici sur l'épicerie sociale) : elle va être supprimée.

Le CD 65, en gros, explique qu'il doit trouver 8 millions pour boucler son budget et maintenir en l'état le RSA et donc se désengage sur des questions qui ne sont pas ses compétences obligatoires. Il demande au Grand Tarbes de compenser. Cette année cela revient à 40 000 euros ce qui n'est pas exorbitant mais interroge au plan politique.
En Comité de pilotage du Grand Tarbes, l'arbitrage a été de prendre en charge à la hauteur de 25 000 euros dès l' assemblée du 11 février. Pour l'heure la majorité ne veut pas aller au delà essentiellement parce qu'elle entend interpeller le CD 65 sur le fond : comment un département peut il sciemment décider de ne plus être partie prenante des politiques de la ville et vouloir dans le même temps être acteur de développement?

On entre ici concrètement dans la mise en place de la loi NOTRE sur fond de gel des dotations d'Etat, les collectivités vont tenter de préserver à minima leurs politiques obligatoires et se désengager du reste. Le problème c'est que leurs actions vont se dérouler sans se croiser et sans construction d'une vision partagée et la définition d'un intérêt général. Sans parler des secteurs qui passeront entre les mailles du filet et seront sacrifiés.

3/ Pour les mêmes raisons la création de CCAS n'est désormais plus obligatoire. L'État encourage même les communes à liquider l affaire.

Marie-Pierre Vieu

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